Les Sparkles en route vers l’avenir…

Dimanche 12 mai, le stade Espagnac de Grenoble, a été le théâtre d’un évènement historique. Un an après l’épopée Sparkles, qui  avait mené l’équipe à l’autre bout du continent afin de prouver que leur existence était légitime, le challenge est cette fois ci à domicile, dans l‘hexagone, face à une autre équipe francophone : les Centaures. Premier duel Franco-français féminin de l’histoire du foot us, les Sparkles se sont déplacées avec un seul objectif : marquer  les esprits…

Sparkles vs Centaures
Sparkles vs Centaures

Comme toutes équipes, les Sparkles rencontrent les aléas du sport collectif : nouveaux effectifs, abandons, blessées, absences. Le match contre l’Espagne, même s’il laisse un souvenir immuable  d’allégresse dans la mémoire collective des joueuses, ne suffit pas à pérenniser la discipline. Sarah Charbonneau (présidente des Sparkles) relance donc la machine avec de nouveaux objectifs. Certains seront annulés, d’autres verront le jour, et notamment un qui voit le jour le 12 mai grâce aux Centaures de Grenoble. Ces dernières acceptent de relever le défi face à l’équipe « Alpha ». Certes, les Centaures ne sont pas l’équipe  nationale Espagnole, néanmoins la pression est palpable et  se fortifie au fil des jours. Perdre face à l’Espagne est excusable pour une équipe novice, perdre face à Grenoble serait une humiliation après avoir bâti cette image de pionnière.

De vieux démons guettent les Sparkles, et à l’entraînement, les filles se sentent attendues. Le sport, et particulièrement le combat, peut parfois être ingrat :  il vous ballote tantôt vers la gloire, tantôt au placard…  

A leur arrivée à Grenoble, l’atmosphère est électrique. A l’hôtel, personne ne veut dormir, les joueuses se retrouvent sur le parking pour pour une dernière révision, un « street training » improvisé. Peu importe le temps de sommeil, seule la victoire pourra les libérer…

Le lendemain, les joueuses arrivent dans un vestiaire de fortune, bien loin des conditions dans lesquelles elles avaient été  accueillies en Espagne.  Mais elles l’ont compris :  c’est cela les vraies conditions du football américain.

L’heure n’était plus à la découverte, mais à la concentration et la détermination. De l’assurance elles en ont, leurs stratégies sont au point. Quand le coup de sifflet retentit, le public semble  acquis à la cause des locales. Ce qui ne manque pas de galvaniser les Sparkles, qui contrairement à l’an passé, ne « subiront » qu’un seul Kick Off return durant le match. Les franciliennes ouvrent le score rapidement grâce à une course externe de la capitaine :  Sarah Charbonneau (Flanker). Les jeux sont au point, et la lecture de la défense adverse est en déroute. Le Head Coach Mohamed Dahmane déroule sa stratégie. Les joueuses de Villeneuve Saint Georges, prennent du plaisir à jouer : la défense ne laisse aucune parcelle d’expression à l’attaque adverse, la ligne fait ses blocks, la quarterback et les running back marquent des points. A la mi-temps, la note est lourde  pour les Centaures : 36-0.

Impériales, les Sparkles auraient pu s’endormir sur ces lauriers en deuxième partie de match, mais il n’en est rien. Fortes de leur expérience, les joueuses se souviennent que l’an passé face à l’Espagne, elles avaient été percutantes et douloureuses pour l’équipe ibérique en deuxième mi-temps. Aucune Sparkles ne voulait donc  subir la même sanction.

Cette fois-ci les grenobloises, innovent et tentent quelques Play actions, en vain. Le match continue selon la même configuration. Au final,  Sarah Charbonneau, Linsey Gibon, Joaquina Noni, Emilie Bourgeois,  Lucie Bertaud et Sylvie Aibeche sont auteurs de 13 touchdowns (dont 4 annulés), et   4 transformations. Un succès puisque le public est conquis par le niveau de jeu proposé par les féminines.

Nous voulions vraiment gagner ce premier match. Le résultat est le fruit de notre travail. Nous espérons pouvoir continuer sur cette lancée l’an prochain. Les Centaures se sont très bien défendues. Elles n’ont jamais baissé les bras, elles étaient agressives et présentes. Je pense que cette équipe ira loin.

Les féminines se sont imposées non seulement dans ce match mais aux yeux de tout une discipline, par leur pugnacité, et devraient continuer à faire du bruit durant les prochaines années. Messieurs, la révolution est en marche !

LB

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